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Ces 5 hormones qui empuissancent votre accouchement physiologique

  • salomeredactricewe
  • 7 mai
  • 4 min de lecture

Actuellement enceinte ou en projet de maternité, vous envisagez un accouchement physiologique pour la naissance de votre enfant ?

La perspective d’enfanter naturellement peut générer un peu d’angoisse, et c’est normal. Pourtant, votre corps de femme sait instinctivement donner naissance grâce à des messagers chimiques formidables : vos hormones.


De la grossesse jusqu'à la naissance, vous sécrétez principalement  cinq hormones qui vous aident à gérer votre stress et vos douleurs. Mais pas seulement ! Ocytocine, adrénaline, prolactine, endorphines, prostaglandines, découvrez comment celles-ci agissent et coagissent ensemble pour enfanter le plus aisément possible.  




Table des matières


Le point sur les  hormones de grossesse : leurs rôles dans l’accouchement physiologique 


Un cocktail hormonal à chaque étape de votre accouchement naturel


Une récupération post-partum plus favorable avec les hormones de l’accouchement physiologique 



Le point sur les hormones de grossesse :  leurs rôles dans l’accouchement physiologique



Pendant la grossesse et l’accouchement, votre corps sécrète principalement cinq hormones. Chacune joue des rôles bien spécifiques, mais elles se complètent et interagissent  ensemble à certaines étapes. 


L’Ocytocine 


Surnommée “hormone de l’amour”, l’ocytocine génère un puissant sentiment d’attachement et de tendresse pour votre bébé. De façon plus générale, elle participe fortement à la création de liens sociaux et conjugaux positifs.


Lors de l'accouchement, l’ocytocine prépare le col de l’utérus au travail. C’est elle qui crée et déclenche vos contractions utérines. Également anxiolytique et antalgique, cette hormone vous relaxe psychologiquement et physiquement, ce qui favorise la descente et la venue de votre bébé.



L’adrénaline 


Cette hormone accroît la vigilance. Grâce à elle, vos capacités d’attention s’améliorent, ainsi vous devenez plus consciente de ce que vous faîtes et de ce qui vous entoure.


Juste avant et pendant la poussée, un peu d’adrénaline vous rend plus attentive. Mais quand elle est sécrétée en excès (en cas de forte anxiété), elle peut contrecarrer un peu votre travail. Une préparation mentale et physique permet tout à fait de réguler le niveau d’adrénaline pour qu’il reste acceptable.


Gardez confiance. Avec la respiration profonde, le chant, les ballons (etc.) vous pouvez tout à fait réussir à gérer votre état intérieur, vous concentrer sur votre corps et votre enfant. Conscientiser ce qu’il se passe en vous favorise la sérénité.


(À lire : “Pourquoi et comment vous préparer mentalement à un accouchement physiologique ?”).



La prolactine 


Hormone du maternage et de la lactation, c’est notamment grâce à elle que vous pouvez allaiter ! Juste après la naissance de votre nourrisson, le pic d’ocytocine déclenche une forte sécrétion de prolactine. Ensuite, cette dernière se produit de manière réflexe à chaque tétée du bébé.



Les endorphines 


Complémentaires à l’ocytocine, les endorphines - des hormones anti-douleur - décontractent le corps. Elles contribuent à diminuer fortement l’intensité des contractions. D’ailleurs, certaines femmes peuvent se sentir euphoriques, ou encore, s’endormir.

Dans un tel état de lâcher-prise, votre cerveau instinctif prend le dessus. Vous gérez alors bien mieux vos contractions et poussées pour accoucher naturellement.



Les prostaglandines 


Pendant le dernier trimestre de grossesse, l’organisme produit ces hormones afin d’ améliorer la réceptivité de l'utérus à l’ocytocine. Au moment du travail, elles ramollissent et dilatent le col, ce qui a pour effet de faciliter le passage de bébé dans votre bassin.




Un cocktail hormonal à chaque étape de votre accouchement naturel


Pendant tout le processus de l’accouchement physiologique, de la grossesse jusqu’au post-partum, le niveau de vos hormones évolue et fluctue selon les besoins physiques de votre corps et de votre enfant.


Avant l’accouchement 


Ocytocine et prostaglandines préparent votre utérus à se contracter, et votre col, à s’ouvrir.

Simultanément, le placenta se développe et libère œstrogènes et progestérone, nécessaires à votre équilibre psychologique et physique.



Pendant l’enfantement 


Votre taux d’ocytocine augmente fortement pour déclencher l’accouchement en favorisant les contractions utérines. Ce taux atteint son apogée (le fameux pic), juste après quelques instants de la venue de bébé au monde.

Endorphines (antalgiques, euphorisantes) et prostaglandines (maturation du col) agissent conjointement pour améliorer l’efficacité de l’ocytocine.



Après la naissance


Lorsque votre bébé naît, vous sécrétez un taux élevé de prolactine, aussitôt après le pic d’ocytocine, pour allaiter. La prolactine déclenche en effet l’éjection du lait. Ocytocine et prolactine, c’est la petite combo hormonale du maternage et de l’attachement. 


Quant à l’utérus, il  continue de se contracter pour éjecter progressivement le placenta. Une fois délivré, il peut contribuer à la chute hormonale post-partum.



Lorsque bébé naît, comment peut-on se sentir psychologiquement ?


Votre niveau d’ocytocine culmine en même temps que celui de dopamine, liée à la motivation et au plaisir, chute. Cela peut provoquer un sentiment contradictoire de mal-être. Envers votre enfant, vous pouvez ressentir un puissant sentiment d’amour, soit immédiatement, soit progressivement. Soyez bienveillante avec vous-même si cet attachement arrive quelques jours ou semaines après la naissance. Tisser un lien affectif avec votre bébé prend parfois du temps, car c'est une personne qu’il faut apprendre à connaître.  



Une récupération post-partum plus favorable avec les hormones de l’accouchement physiologique



Une fois que votre bébé est né, vos hormones chutent dans les heures ou jours qui suivent. Il n’existe pas de normes fixes sur le timing de ce processus physiologique normal. Vous, mamans (mais aussi coparents), réagissez différemment. Certaines mères vivent un baby-blues immédiatement alors que d’autres demeurent surexcitées pendant quelques jours, puis tombent (parfois) dans une grande fatigue.


Généralement, vous retrouvez un équilibre hormonal et émotionnel au bout de quatre semaines  environ en moyenne. Votre récupération physique et psychologique dépend en effet de beaucoup de facteurs :


  • Vos conditions matérielles ;

  • Vos relations conjugales et sociales (en quantité et qualité) ;

  • Votre tempérament ;

  • Votre hygiène de vie,

  • L’accompagnement ou non par des professionnelles qualifiées...



La bonne nouvelle, c’est que l’accouchement physiologique favorise votre récupération post-partum, pourquoi ?


En amont, la préparation physique et psychologique favorise la sécrétion d’hormones de grossesse, si bien que vous partez d’un niveau hormonal et émotionnel plus harmonieux.


Ensuite, le cadre tamisé et silencieux sécurise, réconforte, apaise. Ces conditions favorisent d’autant les sécrétions hormonales pour votre bien-être global. Après l’accouchement, la chute des hormones est susceptible d’être moins vertigineuse et vous avez plus de chances de vous sentir moins affaiblie. Notez aussi que l’allaitement vous protège de la chute hormonale, car allaiter assure une sécrétion régulière satisfaisante d’ocytocine et prolactine qui optimise votre bien-être.



L’entourage et le suivi personnalisé influencent grandement la qualité de votre récupération post-partum. A présent, vous espérez peut-être vous mettre dans les meilleures conditions (matérielles, sociales et émotionnelles) pour favoriser le retour à un bon équilibre hormonal. Envie d’en savoir plus pour retrouver bonne humeur et vitalité ? Pour un suivi entièrement personnalisé après la naissance de votre bébé, je vous attends ici pour plus de renseignements.








 
 
 

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