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Le Syndrome Prémenstruel, l'appréhender pour mieux le soulager

salomeredactricewe
27 août
4 min de lecture

D’après l’INSERM *, il concerne environ un tiers des femmes  (jusqu’à 40%), vous le connaissez certainement, c’est le syndrome prémenstruel (SPM). Reconnaissable par ces symptômes gênants et parfois sévères à l’approche des menstruations, vous pouvez néanmoins le soulager.

Identifier et noter ses symptômes prémenstruels améliore nettement le diagnostic de SPM par un professionnel de santé. Cela permet d’envisager des solutions personnalisées médicamenteuses et/ou d’hygiène de vie pour appréhender plus confortablement l’approche des menstruations.


Commençons par un petit topo pour mieux comprendre ce syndrome pas toujours très connu, puis penchons-nous vers des pistes de solutions concrètes. Bonne lecture à toutes.


Table des matières


Le syndrome prémenstruel, l’essentiel à connaître


  • La diversité des symptômes du syndrome prémenstruel

  • Le syndrome prémenstruel, quelles sont les causes ?


L’observation des cycles pour un meilleur diagnostic de syndrome prémenstruel


Comment prévenir le SPM avec l’hygiène de vie ?



Le syndrome prémenstruel, l’essentiel à connaître 


Le syndrome prémenstruel désigne un ensemble de symptômes physiques et psycho-émotionnels qui peut vous affecter pendant votre phase lutéale.


En général, le syndrome prémenstruel débute entre le 5ème jour avant les menstruations et se termine au moment où elles débutent. Mais il peut durer plus longtemps (de dix jours avant vos règles jusqu’à la fin de celles-ci) et se caractérise par des symptômes gênants et pénibles : maux de tête, douleurs abdominales, problèmes digestifs etc.


Le syndrome prémenstruel concerne entre 20 et 40 % des femmes, d’après l’INSERM *, et 5% d’entre elles connaîtraient une forme sévère de SPM, le TDPM (Trouble Dysphorique Prémenstruel).

Ce dernier altère particulièrement votre moral avec des symptômes de : 

  • Dépression ;

  • Colère ;

  • Anxiété ;

  • Sautes d’humeur exacerbées ;

  • Conflits interpersonnels.



La diversité des symptômes du syndrome prémenstruel


Vous pouvez connaître des symptômes prémenstruels divers, variables d’une femme et d’un cycle à l’autre. En voici quelques exemples parmi les 150 (environ) répertoriés :



  •  Douleurs abdominales et lombaires ;

  •  Maux de tête ;

  •  Seins douloureux et tendus ;

  •  Prise de poids provisoire ;

  •  Appétit accru ;

  •  Fringales de sucre ;

  •  Irritabilité ;

  •  Labilité émotionnelle (changements d’humeur et réactions excessifs) ;

  •  Fatigue intense ;

  •  Difficultés de concentration ;

  •  Troubles du sommeil : insomnies ou hypersomnies ;

  •  Acné ;

  •  Problèmes digestifs (ballonnements, constipation) ;


Afin de favoriser le diagnostic de SPM par un professionnel de santé, il est conseillé de noter vos symptômes prémenstruels dans un journal de votre cycle menstruel. Mieux vous les identifiez, mieux vous vous rendez compte de leur récurrence ainsi que des moments précis où ils surviennent et disparaissent dans votre cycle.



Le syndrome prémenstruel, quelles sont les causes ?


Il n’existe pas de consensus clair sur l'apparition de votre syndrome prémenstruel, mais plusieurs facteurs le favorise :


  • Des déséquilibres hormonaux : l’on parle d’un excès relatif d'œstrogènes par rapport à l’autre hormone fondamentale dans le cycle, la progestérone. Ce léger surcroît d’œstrogènes peut aussi être attribué à un taux d’androgènes ou de prolactine élevés ;


  • Une faible sécrétion de sérotonine, la neuro-hormone du bien-être et de la sérénité, tend à diminuer le taux optimal de progestérone ;


  • Certaines habitudes liées à l’hygiène de vie : alimentation trop sucrée ou industrielle (les conserves contiennent des perturbateurs endocriniens), alcool, tabac, peu ou pas d’activité physique ;


  • Le stress chronique qui augmente votre sécrétion de cortisol. En excès, il entrave la fabrication de progestérone ;


  • Des carences possibles en magnésium, vitamine B6, calcium et zinc qui relaxent le système nerveux et favorisent la synthèse des hormones sexuelles.


L’observation des cycles pour un meilleur diagnostic de syndrome prémenstruel


En fin de phase lutéale, vos taux d’hormones diminuent progressivement. De fait, connaître un fléchissement de l’humeur et de vitalité est normal à cette période (Voir ici : “Vivez au rythme des 4 saisons de votre cycle menstruel !”).


Cependant, vous n’avez pas à vous sentir invalidées, “handicapées” par vos  fluctuations hormonales. Si vos symptômes persistent sévèrement sur plusieurs cycles consécutifs, nous vous recommandons de consulter un professionnel de santé (gynécologue, médecin, sage-femme). Repérer la cyclicité de vos signes cliniques aide à diagnostiquer un SPM (ou un TDPM, encore trop méconnu) afin d’envisager la mise en place d’un traitement adapté à votre profil.


Pour approfondir la connaissance de vos cycles, Lise Rollo, formée à l’observation des cycles menstruels, peut justement vous accompagner dans cette démarche. Plus d’informations sur cette page : 



Comment prévenir le SPM avec l’hygiène de vie ?


Chaque femme connaît des symptômes prémenstruels différents en raison de sa physiologie, son mode de vie et son histoire personnelle.

Nous vous délivrons ici quelques conseils généraux pour améliorer votre état de forme global,  indispensable à la prévention de votre syndrôme prémenstruel.



  • Soignez votre alimentation avec des aliments naturels (non transformés), rassasiants qui n’augmentent pas fortement votre glycémie : protéines, légumes variés, bonnes graisses (noix et graines, huiles, poissons gras), céréales complètes ou demi-complètes ;


  • Adoptez des pratiques sportives et de relaxation pour évacuer vos tensions, diminuer votre stress, équilibrer votre mental. Le yoga s’avère particulièrement recommandé pour les troubles du syndrome prémenstruel.


  • Selon les naturopathes agréés par la FENA (Fédération Française des Écoles de Naturopathie) , la prise de certaines plantes et/ou minéraux/vitamines peut améliorer les troubles : 


  • Gattilier, bourgeons de pommier, achillée millefeuille pour renforcer la sécrétion de progestérone ;

  • Rhodiola, millepertuis, magnésium et vitamines B favorisent la résistance au stress physique et psycho-émotionnel ;

  • La camomille matricaire, anti-inflammatoire contribue à apaiser les douleurs.


Ces conseils ne remplacent pas une prise en charge thérapeutique multidisciplinaire et personnalisée de votre syndrôme prémenstruel  par un médecin, gynécologue, naturopathe, ostéopathe etc. 


Utiles pour atténuer vos symptômes sur le court terme, des traitements médicamenteux conventionnels peuvent vous être préconisés. Néanmoins, ils n’agissent pas sur vos causes plus profondes et structurelles. En voici quelques-uns à titre informatif :


  • Les médicaments hormonaux (pilule, progestérone) ;

  • Les ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) pour les troubles de l'humeur ;

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ;

  • Les diurétiques en cas de rétention d’eau.




Changer le regard de la société sur le trouble prémenstruel



Souvent ignoré ou minimisé alors que vous êtes un tiers environ à souffrir de syndrome prémenstruel, ce trouble gynécologique peine à être reconnu comme un problème de santé en France (idem pour les règles douloureuses).


En février 2023, le parlement espagnol a adopté une loi sur le congé menstruel pour les femmes souffrant de règles douloureuses handicapantes afin de  favoriser leurs conditions de travail.


Notre pays s’avère à ce jour encore incapable d’instaurer dans la loi un tel congé, généralisé à toutes les entreprises et administrations, de 13 jours par an, sans délai de carence. Quand allons-nous considérer, à part entière, la santé des femmes dans notre société ?






 
 
 

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